Philippe sera exposé au Mémoria du 4231 boul. Saint-Laurent le jeudi 1er septembre de 15 h à 21 h (hommage à 19 h) et le vendredi 2 septembre de 12 h à 14 h. L'inhumation suivra au cimetière Côte-des-Neiges. Céline
Ah, j'avais oublié la courte-pointe...
Cher Philippe, homme brillant que j'ai toujours admiré et avec qui j'ai toujours adoré discuter, tes merveilleuses idées poursuivent leur chemin sans toi, mais nous te portons dans nos coeurs.
Carole
050112
Cher Phillipe, je viens d'apprendre ton départ au hasard de mes voyages sur le web. J 'en suis profondément troublé. On ne se croisait plus que par hasard depuis mon retrait de la ville (95). Lors d'une de ces rencontres inopinées à montréal tu m'avais fait visiter malgré tout cette machine improbable sous le pont Jacques-Cartier en me bombardant de tes projets.
Les premières rencontres m'avaient fait peur ( 198...). Tu me vouvoyais, et tu parlais et tu parlais, tes épaules pointues, tes cigarettes...tes tsé tsé inaudibles, le ton calme de ton discours même dans l'emportement des idées. Celà t'a pris des années avant de me tutoyer. bref...
La dernière fois on avait discuté longtemps de la taille des arbres fruitiers lors d'un party de tomates chez Irène. Non seulement tu pouvais en parler avec pertinence mais tu savais aussi écouter.
Ta culture immense, ta créativité et le regard large que tu avais sur le monde et la vie nous manquera toujours. Je suis très triste de ne plus jamais pouvoir te croiser pour s'arrêter ensemble et discuter de l'art, de l'univers, des trottoirs de la ville tout comme des fourmis et des gens qui l'habitent.
Hasta la vista, Albert
merci à l'équipe d'éboueu/r/e/s
2 nous avoir nettoyé la page mémorielle.
J'ai appris comme vous tous la disparition soudaine d'un très grand sensible de l'urbanité montréalaise; Philippe Côté. C'est toujours triste de voir une personne si engagée comme citoyen quitter ce monde qui en a besoin. Des souvenirs aujourd'hui émergent. Ma rencontre avec Philippe Côté s'est littéralement assumée lors du projet de réouverture de la station de pompage CRAIG à Montréal en 1995. Le projet s'intitulait > et avait pour but de présenter des oeuvres d'art en lien avec la technologie dans ce lieu hautement inspirant. À l'époque je dirigeais l'organisme Champ Libre (fondé en 1992). Cette échange parfois démesuré avec Philippe tournait littéralement sur la nécessité de croire qu'il était possible de réouvrir la station de pompage située sous le pont Jacques Cartier et d'y tenir un événement artistique in situ. Sa parole à la fois fragile et insistante m'a convaincu. Le projet contraignant mais Ô combien stimulant de faire renaître cet icône du patrimoine montréalais après 40 ans d'abandon s'est concrétisé. C'est une réalisation et un événement artistique dont je suis très fier encore aujourd'hui! Je lui dois la foi en ce projet. Je pense que ce petit monument historique et patrimoinial représente bien en quelque sorte sa pensée et sa sensibilité qui demeureront inoubliables. Je souhaite ardement qu'un jour ce bâtiment unique porte le nom de: Station de pompage: Philippe Côté.
Pour ma part elle porte déjà son nom ! Photo: Station de pompage Craig, Montréal, septembre 1995. Crédit photographique: Julien Berthier; www.chamblibre.com
Philippe, je viens juste d'apprendre ta disparition. Tu te rappelles, on s'est connus il y a presque 40 ans, à l'école Lionel-Groulx ; toi, le petit gars de la rue Wolfe, et moi, celui de la rue Saint-André, faisions partie de ce groupe d'apprentis littérateurs nommé un peu pompeusement Les Autodidactes. Depuis, nos chemins ne se sont croisés que rarement, mais j'ai toujours estimé ta personnalité singulière et attachante, ce qui n'empêchait pas l'humilité. C'est tellement injuste que tu sois parti si tôt. Tiens, je regarde cette photo que j'ai prise de toi aux derniers jours de mars 1973, rue Saint-André, et je souris en pensant à ton anticonformisme précoce, qui se fait rare de nos jours... Amitiés, camarade, et bon voyage.
À une époque où l’OTAN triomphe et impose sa loi du carnage aux quatre coins de la planète, je vous propose ce clip éponyme de DEVO : http://www.dailymotion.com/video/x1bply_devo-beautiful-world_music
Pendant que nous élites tergiversent sur la couleur des trottoirs et que les sectes prospèrent, les médias nous préparent à l’inéluctable : la destruction du monde tel que nous l’avons connu.
Pour sa reconfiguration mondialiste. Pour que la Société du Spectacle nous impose ses holocaustes annuels. En espérant que le genre humain s’éteigne pour que prospère celui des automates et des avatars de la «cité générique» des ayatollah de la modernité finale.
En hommage à la foudroyante lucidité de Philippe Côté.
Quinze ans s’étaient écoulés quand nous nous revîmes. Tu avais changé. Je te trouvais moins beau. Pourtant, je me levai d’un bond pour t’enlacer à ton arrivée au café où nous avions rendez-vous. Pourtant, au moment de la bise, nos lèvres s’effleurèrent. Comme si nos corps savaient. À partir de ce moment, malgré toi, tu t’abandonnais à mon désir; malgré moi j’abandonnais ma vie. Ce voyage risqué dans un territoire amoureux, en fait, la reconquête des terres d’origine de notre amour, il était clair que nous la mènerions jusqu’à la victoire.
Une fois que les corps ont parlé, qu’il est difficile de les faire taire ! Tes lèvres goûtaient la promesse d’une douce intimité dans laquelle je devais me glisser. D’une autre mémoire parvenait le souffle de l’amour; le temps confondait les époques, bien que la peau, elle, n’eût rien oublié.
Puis vint une de ces journées où la ville pleure de joie, car ces jours-là tous les amants sont sous les draps. Tu mis sur le dos de la grisaille notre pérégrination vers le lit où nos corps s’unirent enfin, nus, fébriles, entre l’élan et la retenue. Nous nous serrâmes l’un contre l’autre pour confondre le passé, lui exiger des comptes, le sommer de s’inscrire au présent. Nos paroles se mêlèrent aux baisers, nos baisers aux caresses, nos caresses à la soif de l’autre si ancienne et si nouvelle à la fois. Je reconnus l’étreinte puisque depuis vingt ans j’en portais l’empreinte.
Je m’incrustai dans ton désir et… dans tes draps. Tu me parlas de rêves, des miens, qui se confondirent, se fondirent, aux tiens. L’avenir que nos sens imprimèrent sur des pétales de serments semblait radieux, le ciel est bleu, comme dit la chanson.
Les corps n’en pouvaient plus de battre la mesure de l’amour; le désir abrasait à force de caresser les peaux chaudes et enivrées. Nous allions au bout de la jouissance, quitte à avoir l’âme à vif et le corps abîmé.
Alors, mes livres sous le bras, je tentai un débarquement chez toi. Première étape d’une opération qui ressemblait à l’établissement d’un comptoir. Tu m’ouvris ta porte, ce qui me fit éclater de rire.
C’est donc dans le plaisir que notre couple version 2006 prit forme. Il fut tour à tour charnel, cérébral, brouillon, colérique, paisible, ouvert, et finalement soumis à l’amour, seul rempart non pas contre la mort, nous l’avons appris à nos dépens, mais contre la peur.
Si les querelles ont été vives, les reproches raides, toujours la tendresse a sauvé du naufrage cet amour né d’un coup de foudre il y a 25 ans, mort d’une rupture de jeunesse et qui reprit vie, bizarrement, au détour d’un manque d’amour pour toi et d’un trop-plein d’amour pour moi.
Au cours de la dernière année, nous avons passé des heures à nous parler doucement, à nous prendre la main, à nous embrasser, à pleurer, à faire rire l’autre, croyant ainsi repousser ton rendez-vous qui allait t’arracher à moi. Mais les remparts ne sont plus de notre temps, le crabe a mille astuces pour les abattre. La faucheuse t’a donc emporté, malgré mes baisers plus brûlants que l’enfer et mes étreintes que je croyais d’un métal assez épais pour t’en faire une armure.
Tu as tenu le siège pendant un an, tu m’as aimé et tu as aimé me voir t’aimer pendant un an. Ta sensibilité soudainement déployée en mille nuances m’a séduite. Je t’ai aimé dans l’adoration, nous nous sommes aimés avec l’intensité que nous avions mise à épouser nos corps quelques années auparavant. Les larmes soutirées par l’inéluctable n’ont jamais effacé les traces de la tendresse et de l’attachement que nous avons portées à deux et la mort ne le fera pas davantage.
Philippe tu étais une sorte de média « postmédiatique » à toi tout seul, un transmetteur inclassable et unique. Maintenant que tu as subi l’inéluctable changement de régime d’ondes et que tu es mêlé aux particules de l’univers, l’intarissable, l’inclassable et l’incomparable station P.Côté ne diffuse plus. Ta disparition m’a plongé dans un vaste et lourd silence, mais en me remémorant tous ces moments où j’ai eu le bonheur de t’écouter, de te suivre dans ces excursions propulsé par le verbe, tout s’allège. En fait, prendre le temps de t’écouter, c’était partir en voyage sans parcours évident ni durée précise, en passant par d’étonnantes routes entrelacées que seul le fin cartographe, que tu étais, savait tracer. Je me rappel bien du premier voyage le long d’un des tes discours-fleuves. C’était en 1986 au mythique local du 259 St. Catherine. Je t’avais posé une question à propos d’une drôle de petite carte que tu m’avais gentiment offerte, et voilà c’était parti : une abondante explication sur la notion de la « copie ». Avec ta douce voix, tu parlais rapidement sur un ton posé, tandis que des mains ponctuaient le tout en dessinant des figures dans l’air. Vif comme un lièvre, tu avais interrelié une telle multiplicité d’idées, d’images et de gestes que j’étais franchement un peu sonné. La cohérence de cette avalanche discursive m’échappait, mais je savais qu’il y avait bel et bien de la méthode; et pas si folle que ça, comme j’ai pu constater par la suite. Mais à l’époque ton évocation d’un avenir « postmédiatique », de « production cybernétique du présent », « d’archive, de promesse et de système » en passant par une dérive sur les « mœurs portatifs», me semblait être fermement de l’ordre du future. Mais non, tu me parlais du présent, un présent que je ne voyais tout simplement pas. Déjà à l’époque tu étais tellement à l’écoute des forces du présent, que tu vivais en contemporain ce qui était encore du futur pour la plupart d’entre nous.
Bien d’autres voyages propulsé par le verbe suivront. À Montrèal, en 1994, quand tu m’avais présenté la dénommée Station de pompage Craig (1887) -- ton ami, ta ruine -- en y entrant par furtive effraction. Ta présence dans ce lieu improbable et fascinant avait déclenché en toi un déferlement verbal, je ne sais plus combien de temps durant, en traversant je ne sais plus combien de strates d’histoire de Montréal, d’analyse de l’époque industrielle, d’hydrographie du fleuve St Laurent, d’épidémies et d’infrastructures - et bien sûr - de la grand déroute de l’autoroute et des ruines à venir. Et encore, à Granby en 1999, une longue discussion sur « Diderot Québec », l’électrification de nos habitudes, et la « rurbanité » en marchant sous une ligne de pylônes à haute tension à la recherche d’un emplacement pour ton monument intitule « Tomba le verglas ». Dans la dernière année, après avoir un peu disparu de ma vie, j’ai eu le plaisir et le privilège de te revoir et de te re-écouter. Fidèle à toi même tu parlais des mêmes combats, de tes projets pour un avenir, devenu soudainement et brutalement incertain pour toi. Mais tu n’a pas baissé les bras. Armé de ton savoir et ta clarté d’esprit tu as métaphorisé ton cancer en le rapprochant de toutes ces choses qui t’agaçaient: les fausses routes et échangeurs qui ne changent jamais, la bêtise humaine, l’imagination appauvrie de nos dirigeants, la brutalité de l’argent qui détruit plus qu’il crée, etc. Ton arsenal d’imagination, d’intelligence et de douceur t’as encore bien servi dans ton dernier passage. Jusqu’à la fin tu es resté profondément libre en demeurant en dehors de toutes contraintes, tant institutionnelles qu’existentielles. Érudit indiscipliné et nomade, artiste tout terrain, tu n’étais jamais cloisonné par les frontières disciplinaires, ni du savoir ni du monde de l’art. C’est surtout dans ta façon de penser à vive voix, de traverser les paysages les plus variés, que tu étais, pour moi, un être remarquable, unique, inoubliable. À travers ta perpétuelle réinvention des choses tu n’as jamais arrêté d’injecter du possible à même le réel, et en cela tu étais artiste en toute chose.
Philippe le traceur de chemins fantasques, le visionnaire des passages possibles, tu étais tout simplement un homme fabuleux.
Et maintenant que tu es parti sur la plus mystérieuse des routes, oui je suis chagriné, mais en même infiniment reconnaissant de t’avoir connu, de t’avoir écouté. Et je sais que devant n’importe quelle situation, je vais toujours pouvoir invoquer ta présence en ma mémoire pour m’interroger « Qu’aurait dit Philippe ? », et ça sera alors le début d’un autre voyage. Merci, merci infiniment!
J'avais hésité dans mon petit mot à sa mémoire d'évoquer quelques faits d'arme avant qu'il ne se joigne à la SCP.
François s'en souviendra mais pour ceux et celles qui ne connaissaient pas cet homme débordant d'intérêts et d'aventures avant ses 25 ans : une première exposition solo sur l'effondrement mental de Nietzsche dans une galerie, si je me souviens bien, sur la rue Rachel ou Duluth ; une participation à l'exposition 'Entre la magie et la panique' sur le relève artistique québécoise au musée d'art contemporain ; candidat Rhinocéros dans le comté de Verdun (une demie-page publiée dans la section Opinions de La Presse et un assez bon score) ; finalement, par jeu, avec quelques amis une infiltration d'un groupe de Nouvelle Droite, relativement populaire au début des années '80, suivi de tract-graffitis sur les trottoirs , avec un pochoir, sur le thème de Vernichtung.
Pour mémoire.
Un dernier petit tour et puis s'en vont. Un lien vers un dernier portrait de Philippe Côté, plus compacte que le premier et dédié aux lecteurs de l'Aut'Journal:
http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3180
Pour que la mémoire de Philippe soit vivante.
Je connais Philippe à travers ses interventions sur l'aménagement urbain même si ce sont d'abord des artistes qui me l'ont présenté. Nous avons sympathisé immédiatement autour de discussions sur l'urbanisme et il était intarissable. J'ai aussi reçu des tonnes d'emails de Philippe, souvent j'étais informé d'un projet avant que les journaux en parle. Nous n'étions pas des amis de longue date, plutôt des personnes ayant des intérêts et des amis communs et pourtant il n'a jamais hésité à me donner un coup de main dans mes idées et mes projets.
Philippe est pour moi une inspiration, il représente l'humaniste au sens premier du terme: il connaissait et s'intéressait à une quantité infinie de choses et de gens. Il animait un événement comme personne. Il avait une énergie du tonnerre, tellement que c'était facile de me le représenter comme une personne extraordinaire; pourtant Philippe était d'une gentillesse émouvante et se fendait en quatre pour être à l'écoute et accessible. Il ne sait peut-être pas combien j'ai été touché par sa personne et je pense que c'est probablement le cas de bien des gens.
un exemple de pratique didactique, après la présentation de Philippe lors de la célébration de son 50me anniversaire.
Philippe en action lors de la soirée de ses 50 ans
Depuis les années 80, nos parcours et chemins se sont souvent croisés. Et à chaque fois j'avais la très grande impression d'avoir été en contact avec un être d'exception non seulement au niveau de ses connaissances mais au niveau humain. Merci Philippe pour ta grandeur d'âme et ta générosité sans borne .
Philippe, mon frère.
Nous connaissons tous quelques facettes de ta vie, mais je réalise que nul d'entre nous ne les aura toutes connues, tous ces engagements, tous ces intérêts, toutes ces vies qui semblent si différentes et qui sont pourtant toutes les tiennes. Tu nous aura surpris, tous, encore une fois.
Je t'aime, je penserai à toi quand d'autres surprises surgiront, comme d'une boîte à surprise musicale Jack-in-the-box.
Repose-toi un temps, ensuite, reprends la route et fais nous rapports, on les attendra. Je t'aime
Adieu petit frère
tu me laisses bien seul
Adieu mon Reader’s Digest de politique internationale
mon élucubrateur de visions
mon permutateur de concepts
mon associateur de mots perdus
mon récapitulateur historique
mon lecteur méticuleux
mon esthéticien du détail invisible
mon archiviste démesuré
mon valeureux bouquiniste esquinté
mon meilleur recherchiste (se renseigner sur...)
je ne pourrai plus sauter aux conclusions qui te décourageaient
Adieu cher frère
mon retardataire préféré
mon veille tard à n’en plus finir
mon monologuiste de quand il faut y aller y’a pas moyen de partir
Fini le duo des frères Côté
L’esbroufe Centre-Sud forever, la mise à sac du quartier et la mainmise sur la Zone grise
Ça va être difficile de soulever le monde sans toi maintenant
Adieu Philippe Côté, artiviste
Tu nous laisses finalement ...
... encore beaucoup de travail ...
pour des siècles et des siècles
Nous avons eu le bonheur de converser quelques fois avec Philippe Côté et ses réflexions sur le présent nous ont toujours stimulé. Il faut être un peu fou pour être amoureux d'une ville comme Montréal particulièrement ingrate envers ses supporters . Merci à Philippe Côté pour sa ténacité qui aurait mérité un peu plus de temps mais qui aura encore de l'écho .
les meilleurs partent parfois les premiers .
J'étais jeune, les années quatre-vingt-dix, j'arrêtais parfois chez toi pour « cinq minutes ». Deux heures plus tard, plusieurs cafés, des bouquins entrelacés dans la plus pure improbabilité. Je sortais un peu sonné avec un sentiment de liberté et certainement un peu plus utopiste.
Décidément l'un des artistes les plus singuliers que j'ai eu la chance de rencontrer.
Je viens d'apprendre cette triste nouvelle...
et soudain, m'est revenue toute cette vive intelligence, ce regard futé, cet engagement sans prétention... cette implication sociale ne suivant pas la mode, ni la recherche de prestige mais toute naturelle...rare cela de nos jours... Fin bagarreur, au regard allumé et au sourire attendrissant...
je me souviens d'une tendresse échangée et la garde comme un précieux moment d'une rencontre exceptionnelle sur cette terre écorchée...
merci Philippe , bonne route et à un de ces quatre!
Nathalie
La carte de l'original
Petit Philippe
Philippe 1983
PC, je suis muette comme une truite des années 80 étampée sur la carte d’affaire plastifiée d’un artiste. Adieu, bonsoir, Mes Hommages, bon voyage...
Quand j’avais 18 ans, j’aimais donner rendez-vous aux gens dans des livres. Philippe aimait bien ce jeu. Par exemple, on se disait: “Demain soir, on lit chacun chez soi le cinquième chant de Maldoror”. On trouvait très amusant de se rencontrer ainsi dans le cerveau de gens morts depuis longtemps. Trente années ont passé pendant lesquelles je n’ai pas revu mon ami Philippe. Quand j’ai appris la nouvelle de sa mort, j’étais dans un chalet sur le bord d’un lac. Comme chaque fois que je trouve le monde un peu trop cruel, j’ai voulu chercher refuge dans un livre. J’en ai pris un au hasard dans la bibliothèque du propriétaire et j’ai regardé le titre... “Les Philippiques” de Démosthène. Je l’ai ouvert et j’ai lu cette phrase: “...la mort de Philippe ne changera rien”.
On dirait bien que la dernière fois que j’ai rencontré Philippe, c’était dans la tête de Démosthène, mort il y a 2300 ans.
Merci Philippe pour ces beaux débats et ces belles pensées sur les gens, la culture et le territoire que tu as partagé avec nous à Culture Montréal. Un peu plus haut et un peu plus loin là où tu es maintenant, nous t'entendrons à travers d'autres mémoires de consultation. Continues à rayonner.
Hommage à Philippe Côté
Les africains disent : “Quand un homme meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. ». Dans le cas du décès de Philippe, c’est une maudite grosse bibliothèque qui flambe! Ce gars-là était une encyclopédie sur deux pattes. J’avais l’impression qu’il connaissait chaque brique de chaque maison et chaque bout de trottoir de chacune des rues de Montréal. La seule chose que je pouvais reprocher à Philippe, c’est peut-être un petit manque d’action concrète. Mais ça peut se comprendre : Il pouvait faire une thèse, ensuite faire l’antithèse puis la synthèse d’une théorie sur la ville avec tant de détails qu’il avait sans doute de la difficulté à énoncer une marche à suivre claire pour un plan aussi complexe et subtil. Une fois, j’ai dit à Philippe : « Tant qu’on ne sera pas au batte, tous tes beaux rêves ne pourront pas se faire. ». En parlant de l’élection de Projet Montréal à la mairie de Montréal. Lui, je crois, pensait plutôt que par l’éducation populaire et des décideurs on y arriverait plus lentement certes mais plus sûrement.
Mais outre son gros cerveau, ce qui m’impressionnait le plus chez Philippe, c’est sa douceur et son humilité. Cent fois il aurait pu me dire : « Aïe le béotien, retourne faire paître tes chèvres dans ta cambrousse! » Jamais il ne l’a fait. Jamais je n’ai senti une once de condescendance ou d’orgueil en lui. Philippe était beaucoup trop gentil et délicat pour faire ces choses. Il s’adressait avec la même simplicité aux puissants comme aux gens ordinaires.
J’ai un regret par rapport à Philippe : quand j’ai su qu’il était malade, je ne lui ai pas écrit, ni après avoir su qu’il se remettait. Je pensais que j’allais le revoir dans une manifestation ou une autre rencontre et que la vie reprendrait son cours normal. Ça lui arrivait si souvent d’être en retard qu’il en était comique. Mais là, c’est moi qui suis vraiment en retard. Alors la leçon que j’en retiens, c’est n’attend pas pour dire aux autres que tu les apprécies.
Pour terminer, je suis fier d’avoir partagé la ville et un petit bout de la vie de Philippe Côté.
Francis Lapierre
(Moi et Philippe ont s’est connu dans le cadre de la lutte pour Humaniser la rue Notre-Dame)
Salut Philippe depuis Québec!
Je me souviendrai de ton passage à l'Ilot Fleurie en 2001, et de ton intervention sur la structure de l'autoroute. Ce fut un plaisir de te connaître.
Mes sincères sympathies c'est très triste
lorsque les veilleurs et les guetteurs s'absentent, on s'inquiète.
je n'ai eu l'occasion de travailler avec Philippe qu'une seule fois, lors de la diffusion des Symphonies Portuaires à la radio publique au tournant de l'autre siècle. il m'a fait rencontrer une ville et une histoire que je ne connaissais pas. ses mots ont aussi témoigné de la mesure des exigences du chercheur passionné qu'il était. je garde en mémoire sa voix, sa présence et cette profondeur qui impose le silence et l'écoute. merci à lui.
Monument signé par l'ami des ruines à Québec...
Longue route Philippe...jamais elle ne s'arrête...
Mes plus sincères sympathies à Céline et à la famille de Philippe. Luc.
(photographie prise le 1er septembre 2011 : trace de Philippe, l'ami des ruines à Québec ...sous l'échangeur de l'autoroute Dufferin...plaque posée par Philippe lors d'un événement d'art du jardin communautaire et artistique de l'îlot Fleurie...site occupé aujourd'hui l'été par Le Cirque du Soleil pour "Les chemins invisibles"...)
le soir de nos 50 ans
On a barbouillez des ruines ensemble, a bientot !
Phillipe s'est en allé, il est retourné dans cet univers d'ou l'on l'ont vient tous , sous une autre forme , invisible à nos yeux d'humains mais, son énergie et sa mémoire resteront pour toujours ici et ailleurs...
J'avais connu philippe dans ce laboratoire d'artistes sorte d'université parrallèle à lUQAM voisine.
Ça s'appelait "le 259" ou mon ami Jack 5 me fit connaitre ceux qui l'habitaient et leurs projets qui m'oront captivé, c'est là aussi que je connu Philippe et la. (SCP) qui m'ont iniciés au "gros art" post-moderne, principe d'archivage, le déseuvremant, la calembredainne qui était à l'époque un Mac II qui fesait de la poésie absurde et souvent tordante.
Il y avait aussi comme voisins de l'autre coté du local les sceptiks de Philippe Bézy et bien sûr Vent-Du-Mont-schärr groupe dont j'ai fait la sono durant plusieurs anées.
Les anées passèrent et je me fût vivre en Espagne avec ma désormais décédée si jeunne elle aussi compagne Flör avec qui on avait vécu chez lui sur la rue Montcalm durant 3 mois avant de partir en Novembre 1997.
Ce fut un hôte charmant et une mine intarrissable de savoir, et surtout pour moi qui ait toujours été passionné de l'histoire de Montréal, c'était comme vivre dans un musée ou une bibliothèque entourés de milliers de livres.
Je pourait en raconter encore et encore mais bon il y aura bien d'autres témoignages qui viendront...
BON COURAGE BELLE CÉLINE ainsi qu'au frère et à la soeur de Philippe.
GuyBou
À tous les amis de Philippe et à Céline tout particulièrement,
Je suis profondément attristée par le départ de Philippe que j'ai connu relativement tard dans sa vie, mais que j'ai énormément apprécié. L'amour de Philippe pour Montréal, son insatiable curiosité, sa grande générosité et sa douce humilité en faisaient un des personnages les plus attachants que j'aie connu. Je regretterai longtemps ses courriels chargés d'information qui nous parvenaient régulièrement. Le travail de sensibilisation qu'il a accompli en douceur était unique et mérite d'être célébré pour pouvoir servir d'exemple. Il me manquera... Je suis totalement désolée de ne pouvoir me rendre à Montréal pour vous accompagner.
Le conseil d'administration, l'équipe de Culture Montréal et son comité sur les Grands projets et l'aménagement du territoire (GPAT) offrent leurs plus sincères condoléances à la conjointe et aux proches de monsieur Côté. Que ce moment de deuil soit vécu dans la paix et le doux souvenir de Philippe, l'un des hommes les plus engagés et intègres qu'ils nous ait été donné de connaître. Sa participation active au comité GPAT a été une source d'inspiration. Merci Philippe, nous pensons à toi. xx
Je n'aurai connu Philippe que brièvement, à la fin de sa vie, alors qu'il était malade et soigné de près par sa compagne, Céline. Je me souviendrai de sa douceur, d'une sorte d'élégance naturelle dans sa parole et dans ses manières. Qu'il repose en paix.
En mémoire de Philippe, cet être unique et irremplaçable qui, je me plais à le lire, en a marqué plus d'un. Même par touches légères, son empreinte restera indélébile. Puisse son souvenir continue de tous nous inspirer encore longtemps. Mes pensées chaleureuses vont à ses proches, particulièrement à Céline et à François, qui ont été là pour lui tout au long de cette période intense de la vie.
pendant que...
je photographie des Bambis
et loupe les renards
ton ami Philippe apparaît tout à coup
déguisé en plus vieux
mort en retard
quoique en avance
dans Le Devoir passé date de Lucie
qui traîne sur la table depuis des jours
étrange combien le souvenir
de sa voix
de son intensité fébrile
de ses mains
de sa tête
si élégantes dans l'air
au-dessus des volutes de fumée
me reviennent avec précision
je me souviens avoir hésité
longuement
entre le fou et le génie
l'écoutant
longuement
un certain samedi soir
je me souviens
que comme tout génie
il avait les deux
côtés
Philippe
merci
Mon cher Philippe...
Tu vas nous manquer tellement, quand on aura réussi à recycler nos ruines... on saura penser encore à toi, crois-moi. Tu parlais encore de projets la dernière fois que nous nous étions parlés - tu étais un homme en mouvement et à l'affût du détail qui tue, et qui nous a aidé à envisager les choses autrement. Ton esprit reste avec nous, désormais et plus que jamais amis des ruines, en mémoire de toi. Merci Philippe, paix à toi et mémoire à nous.
Je vous fait par d'une lettre d’appui à la candidature de on ami Philippe Côté pour le prix Hommage Bénévolat-Québec 2011 que j'ai préparé pour lui en décembre 2010.
Bonjour,
Je vous écris pour appuyer la candidature de M. Philippe Côté que vous avez présentée pour le prix Hommage Bénévolat-Québec.
Je connais et collabore bénévolement avec M. Côté depuis 1999 sur divers projets d’intégration urbaine majeurs présentant des impacts considérables sur la qualité de vie quotidienne de milliers de nos concitoyens.
En 2001, nous avons fondé ensemble le Groupe en Recherche Urbaine Hochelaga Maisonneuve, dont il est depuis lors un membre incontournable du conseil d’administration. Dans le cadre des activités du GRUHM, il a œuvré au fil du temps, à titre de consultant bénévole, avec de nombreux comités de citoyens.
Ensemble, nous avons préparé et présenté plusieurs mémoires devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) ainsi que devant l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), dans le cadre de commissions chargées d’étudier de grands projets urbains, tels que ceux de modernisation de la rue Notre-Dame, de réaménagement de l’échangeur Turcot, de réaménagement de l’autoroute Bonaventure ou encore de réaménagement du site de Radio-Canada.
Tout le temps consacré par M. Côté à préparer ces documents ne peut être compilé, car nous n’avons pas tenu un compte exact des heures qui y ont été consacrées, mais ce qui est certain, c’est que c’est avec cœur que ceux-ci ont toujours été faits, pour le bénéfice de notre société qu’on espère toujours améliorer.
En espérant que cette lettre contribuera à vous convaincre de retenir la candidature de Monsieur Côté, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos salutations les plus distinguées.
Pierre Brisset
image
carte plastifiée, agrandie et laminée (manquant aux archives?). A qui vais-je maintenant rediriger l'info sur les dernières publications françaises de l'ONU? Unique Philippe.
Le bain Laviolette
Je ne t’avais pas revu depuis près de 15 ans, quand je t’ai rendu visite tes mains voltigeaient lorsque tu parlais et tu avais toujours l’œil allumé, tel que dans mon souvenir.
Les aléas de la vie m’ont amené à fréquenter le quartier de ton enfance, c’était une de tes premières batailles pour le préserver, chaque jour, je passe devant l’emplacement du Bain Laviolette, je pense à toi.
Salut Philippe
L'après-midi du 25 août, assise oisive sur une plage de galets chauds à tremper mes pieds endoloris dans un lac placide, j'étais à 500 km de la rive fluviale montréalaise et du Centre-Sud. Tentant d'ignorer le flot de paroles de ma pré-ado "c'est plate... pas une vraie plage...pas de vagues...", je me cherchais, comme on fait souvent en ces lieux où le fini bascule dans l'infini.
Vers les 16h30, juste avant qu'on ne lève l'ancre, un grand héron bleu, unique signe de vie en ce lieu hors du temps, trancha avec grace et précision le ciel, tantôt battant avec pondération ses grandes ailes, tantôt planant, naviguant avec une légèreté étonnante les courants ascendants.
Merci, Philipe, pour ton apparition fortuite dans ma vie, il y a déjà trente ans de cela. Ton charme, cher oiseau unique, m'accompagna longtemps après qu'on se soit perdu de vue. Me voilà maintenant toute chamboulée sachant qu'on ne se reverra plus jamais, que tu t'es envolé au-delà de la falaise d'où j'ai vu pleurer mille sources.
Je ne suis pas triste pour toi; tu étais entouré d'amour jusqu'à la toute fin et maintenant tu ne souffres plus. Tu t'es amusé, tu as aimé les gens et tu as fait du bien. Tu as persévéré dans ta voie originale, cimentant ta passion dans un combat pour conserver et insuffler vie aux vestiges désœuvrés de l'environment urbain en faisant front commun avec gens qui habitent ces lieux qui t'étaient chers.
Je n'ai jamais eu à dire adieu à quelqu'un de ma génération... Je suis si triste. Triste pour ceux qui souffrent de la plaie ouverte que laisse le départ brutal d'un être cher. Heureusement le vide ne ne demande qu'à être habité et le temps remplira ton empreinte sur le sable - non, tu n'es plus là, tu es partout.
Triste pour le temps qui se dérobe et secouée par l'urgence de se délecter de chaque instant.
Philippe, mon ancien coloc, avec François mon amoureux de l'époque. Ensemble nous refaisions le monde...Sur la grande table réfectoire, il y avait tes collages. Dans le salon flottait dans l'air tes chansons préférées... Joséphine Baker... et bien d'autres. Je me souviens de ton poulet au curry, du courrier que nous recevions sous tes multiples noms d'emprunt...Walter Benjamin, Sören Kierkegaard...
Tu as été le premier à m'expliquer l'en-soi et le
pour-soi chez Hegel... à l'aide d'une pomme.
Philippe, parfois timide, loquace, délinquant de la vie et des conventions, ta mort conserve à jamais le présent de notre folle jeunesse.
Marianne
Être humain lumineux et fébrile, insatiable curieux, énigmatique et généreux, drolatique et subversif, patient et acharné, artisan de tous arts frais du jour, militant infatigable de la toponymie et de l'écologie urbaine, fumeur invétéré... tu t'es absenté bien trop tôt. Mais tu survis dans la mémoire active de ceux et celles qui t'ont aimé, connu ou entrevu. Et malgré tout, ton scénario de vie est presque parfait : ta mort demeure en phase avec ta philosophie de l'uchronie et ton instinct de conservation du présent se prolonge ici dans ces initiatives conscientes et créatives pour témoigner et pour changer la vie. Avec toi et à travers nous, que survive bel et bien ce monde des utopistes debout !
Mes regrets de n'avoir pas connu Philippe et la Société.
Son oeuvre a sans doute laissé des traces urbaines nécessaires. Très touchée par les photos.
Je suis une ancienne des Beaux-arts, de l'UQAM (histoire de l'art) et auteure de "'L'écho des mots", poésie.
J'aimerais connaître les prochains événements de L'Association s'il-vous-plaît.
"Quand quelqu'un nous quitte, il reste la petite chansonnette"
Philippe Coté
Généreux Philippe à l'humeur si douce et vive, tu pars à un âge absurde. La vie est injuste. Tu nous laisses ton regard lumineux sur tes contemporains, éclatant, monastique, fini lustré. Dans la fureur du monde, ta vie et tes actions picaresques forment une oeuvre exemplaire. T'avoir accompagné dans quelques aventures rocambolesques, honoré je suis. Il fut un temps où tu étais, à ton insu bien sûr, un mentor. Ce temps n'aura en fait jamais cessé. Merci mon cher Philippe, adieu l'ami.
J’ai connu Philippe dans les années 80, sa vivacité d’esprit et sa douce folie m’ont apporté beaucoup de joie et de plaisirs partagés.
Philippe, 1983 peut-être
Mon beau Philippe
Il y a très longtemps, tu es apparu dans ma vie. Un amour imprévu, une attraction céleste. Une de ces rencontres qui façonnent à jamais le corps et l’esprit. Tu m’as appris l’aube et la tendresse, et révélé le monde à travers les fenêtres inattendues par lesquelles tu le voyais. Dans ton petit appartement du Parc Lafontaine, tu réinventais le jour et faisais pétiller la nuit, m’entraînant dans un tourbillon d’idées qui parfois me déstabilisait, prolongeant le trouble dans lequel ton souffle me jetait.
Tes discours fleuves, tes allures de dandy, le souci du détail que tu apportais au moindre geste du quotidien, la délicatesse et la générosité si particulières de ton cœur, tout est doux à mon souvenir.
Encore aujourd’hui, vingt-cinq ans plus tard, j’ai toujours dans mon portefeuille une des innombrables cartes plastifiées que tu m’avais offerte. Nos chemins se sont peut-être éloignés, mais tu ne m’as jamais vraiment quittée. Tu es toujours là, vivant, à l’intérieur de moi. Un élément intrinsèque de ce que je suis, une facette de mon être polie par tes bons soins. Ce petit coin de moi qui, j’espère, contribue à rendre le monde moins rude.
Je t’embrasse, bel homme, où que tu sois.
Merci d’être passé dans ma vie.
Je n'ai pas eu la chance de rencontrer Philippe...en fait je ne sais rien de lui...sauf l'immense vide que son absence créer auprès de ceux dont il a croisé le chemin. Je tiens, bien humblement, à offrir mes pensées à tous ses proches et nombreux amis et amies et tout particulièrement à la courageuse Céline ainsi qu'à mon frère Alain-Napoléon.
*
Il y a en ce monde toutes sortes d'humains, mais l'espèce à laquelle tu appartiens est rare. Tu es de ceux qui nous marquent et qu'on n'oublie pas, pour mille raisons.
Tu vas nous manquer.
Je me souviendrai de ta façon calme d'être, de ta façon de dire les choses dans un tourbillon de mots, de ta façon surprenante de revendiquer.
Comme il est juste et bon de lire, ici, ce florilège de commentaires suintant la camaraderie qui ne flétrit jamais. «Les copains d’abord» aurait dit Brassens … mais tout autant les curieux et les badauds qui auront surpris l’ami Côté lors de ses apparitions en public. Une sorte de «Moine urbain» qui sortait de son mutisme pour se transformer en performer gesticulant et provoquant ses contemporains avec la rage au ventre et le désir d’activer les consciences. Mais, et c’est la marque des chamanes toutes obédiences confondues, Philippe Côté savait s’effacer malgré son caractère fort et persistant. Sa combattivité était matinée à l’aune d’une tendresse pour la vie et ses lieux de rencontre. On pouvait discuter de tout et de rien avec lui, à toutes les heures de la journée ou de la soirée, et il vous ramenait invariablement dans le sillon d’une pensée élaguée de toute balourdise. J’ai rarement eu le plaisir de discuter avec un esprit aussi percutant, vif argent splendide nous éblouissant de ses rayons de Moine cosmique. «Cosmic Cowboy» quelques fois, pour reprendre les termes d’un Jamiroquai. Son esprit était fin sans avoir la prétention de celui des précieuses ridicules et sa détermination témoignait d’une immense force jamais balourde ou envahissante. Il est un frère Shamane avec qui j’ai entrepris les plus beaux voyages de ma vie. Là où l’esprit est libre de toutes attaches et peut véritablement s’élever telle une volute d’encens. Aujourd’hui je pleure le départ de mon frère en urbanité, mais je sais que cette étoile resplendira à nouveau dans le firmament de tous nos rêves qui se réaliseront un jour mes frères et mes sœurs en devenir de libération. Amour, amour, il n’y a que l’amour face aux despotes de ce monde.
J'ai eu le plaisir de croiser Philippe de temps en temps dans les années 1980 et début des années 1990. Je conserve le souvenir d'un jeune homme sensible et articulé, calme et doux. Mes plus sincères condoléances à toi François et à ta famille ainsi qu'à tous les amis et toutes les ami(e)s de Philippe.
Philippe,
C'est autour d'un échangeur Turcot que je t'ai rencontré. Et dans cette lutte j'ai connu ta sincérité et ton ardeur. Philippe, défenseur des gens et de leurs quartiers, solidaire de l'histoire, c'est avec force que tu as lutté, non pas en soldat, mais bien en poète.
Repose en paix désormais.
Cher Philippe, on avait 18 ans et on était amis. Je veux te remercier pour tous ces bons moments passés ensemble. Merci pour ta gentillesse et ta générosité. On ne s'est pas revu depuis 30 ans, mais durant ces quelques années où on partageait un appart, tu as vraiment été le meilleur ami du monde. Je regrette de ne pas te l'avoir dit avant. Je t'aime. Gilles
Au revoir Philippe,
Merci pour ton implication sociale exemplaire. Merci pour avoir dépensé tant de temps et d'énergie à défendre le bien commun.
Philippe Côté, cet intellectuel inclassable, autodidacte et libre penseur de l’urbanité, nous a quitté à l’âge de 53 ans alors qu’un cancer malicieux l’aura empêché de poursuivre le fil de sa surprenante réflexion. Nous avons cru bon témoigner de l’étonnante clarté de cette étoile filante de passage parmi nous, ceux et celles qui vivent à proximité du centre-ville de Montréal.
Je vous invite à consulter le portrait synoptique que j'ai brossé au sujet du «Moine urbain», mon ami Philippe:
http://patricehansperrier.wordpress.com/2011/08/28/une-etoile-sest-eteinte/
Au revoir Philippe,
Je m'exprime ainsi, car malheureusement, nos chemins se sont séparés au cours des dernières années suite à la dissolution de la Table d'aménagement du quartier Hochelaga-Maisonneuve (TAQHM). Pendant les derniers mois, j'ai pensé à toi et à Pierre, je ne recevais presque plus de courriels. Je ne connaissais pas ton état de santé, je croyais que tu continuais à vaquer à tes activités habituelles proposant une alternative plus concrète à l'échangeur Turcot; défendant la valorisation de la station de pompage Craig ou surveillant le MTQ pour le projet d'autoroute Notre-Dame, etc. .
Je voulais te dire Merci pour toute ton implication en tant qu'artiste, défenseur du patrimoine et de citoyen engagé. Nous sommes peu à se diriger dans cette voie, ce n'est guère payant et nous sommes loin des gloires éphémères.
J'ai beaucoup apprécié nos discussions, les dizaines de bières que nous avons pris ensemble avec Pierre, essayant de refaire l'aménagement urbain et le système de transport de l'ile de Montréal. Parfois, nous radotions car tout n'allait pas aussi vite que nous aurions voulu. Parfois, nous avons eu des discussions animés, nous avons eu de profonds désaccords à propos de certains sujets, mais l'important, le lendemain, nous pouvions recommencer à travailler ensemble, tout cela sans insulte et dans le respect de l'un et de l'autre.
J'admirais également ton sens de la liberté, tu n'as jamais hésité à prendre la parole malgré les conséquences, donc celle de déranger la petite tranquillité des décideurs, des possédants, des corrompus, des technocrates.
Finalement, tes connaissances et tes réseaux nous ont permis de faire des bons coups dans le dossier de la Notre-Dame. On peut penser à une certaine carte du service de l'Urbanisme de Montréal, Pierre et Normand doivent s'en rappeler.
À un de ces jours, pour une autre bière, veille sur nous.
Daniel .
Notre existence n'est qu'une émanation de photons : instantanée et éternelle. Que ton étoile brille en nous et nous guide. Avec ton départ, tout un pan de notre jeunesse part au ciel. Au revoir l'ami!
Le lien vers les photos
http://www.flickr.com/photos/photoromain/6090657966/in/set-72157624780363087
Nos routes se sont un peu moins croisées depuis les moments de Notre-Dame, mais je n'oublierai jamais les intersections avec toi Philippe. Toujours surprenantes, attirant l'attention vers un détail demeuré imperceptible, me forçant à voir les choses autrement. En même temps que la tristesse de te voir partir si tôt, je ne peux m'empêcher de croire que tu l'as fait sourire en coin car tu l'as fait alors que les ruines de béton que tu prédisais et appelais de tes voeux sont en phase intense de devenir.
J'aimerais partager cette photo prise lors de la Manifestation contre l'autoroute Notre-Dame le 13 avril 2008. Tu étais de tous les combats et luttes pour améliorer les conditions des résidants.
Nous perdons un allié et ami précieux.
Si longtemps j ai pas eu de tes nouvelles et la je n aura plus Repos toi cher Philippe! Un grand homme est parti! Triste
Philippe, une voix à la musique si particulière. Philippe, la légèreté. Philippe, un grand passionné, obstiné, mais dont les révoltes apparaissaient comme un lac limpide à la surface. Philippe, son appartement borgesien. Philippe, un elfe avec le coat de cuir de Vanier sur le dos et avec le visage d'un Buster Keaton. Ceux qui partent restent avec nous et nous habitent. Ils disséminent ainsi des milliers de petites graines, des traces à suivre. Elle est belle ta station de pompage Philippe.
J'espère que tu t'es envolé de la manière la plus légère possible. Au revoir Philippe, mon ami d'il y a tellement longtemps!
On aurait dit que l'esprit de la ville s'était emparée de l'âme de Philippe pour nous rappeler à elle. Montréal s'était incarnée en lui pour se rappeler à nous. Non pas avec notre perception contemporaine mais avec celle d'une ville qui a connu d'autres vies et d'autres époques et qui a peine à comprendre ce que nous lui faisons endurer parce qu'elle se rappelle de ce que nous ignorons. Il faut dédier à Philippe, la moindre section de mur ancien, le moindre segment de quartier, la moindre parcelle de mémoire que nous arrivons à protéger afin que le monde réel conserve et transmette à ceux qui nous suivront bientôt les traces de cette mémoire si ancienne.
Une rue de Montréal portera ton nom.
http://www.vigile.net/Une-des-rues-de-Montreal-portera
Salut Philippe. Maintenant tu ne vis que dans l'immense boucle du présent. Aussi présent que ceux qui sont venus avant nous et par dessus le futur de ceux qui viendront.
Xxxxx
Nico
Immense joie de t'avoir connu et infinie gratitude
Salut mon ami. À un grand homme d'envergure.
*** Merci Philippe pour tes conseils, pour ta générosité, pour tes connaissances encyclopédiques et merci pour ton amitié. *** Tu vas me manquer!
Siou Fan
Siou Fan HOUANG
Ex-candidate en 2009 pour Projet Montréal pour le district Saint-Jacques dans Ville-Marie
sfhouang@yahoo.ca
Cell. 514-608-0257
Adieu Philippe. Ta grande intelligence et ta sensibilité vont me manquer. Et que dire de tes courriels !
Beaucoup de silence pour entendre encore l'écho de ta voix, l'écho de ta passion qui fait vivre autrement, heureusement, la ville
L'ingénierie culturelle prends du temps, de la patience et de la douceur. Philippe est l'un des rares artistes a avoir concilié les trois. Avec persistance et sans faire de compromis malgré les pressions insidieuses des courants dominants de l'art à la mode... Il a redéfini l'art et la pratique de l'art. Par son engagement et son activité artistique constante (24/7), immiscés en permanence à sa vie (et à celles d'autres), il a atteint à la quintessence même de l'art. Grâce à cette remarquable intégrité, il a amené l'art dans la zone du réel, rendant l'un et l'autre indistincts, alors que dans chacune de ses actions, on pouvait distinguer très très bien l'un ET l'autre, l'un DE l'autre. Un des rares artistes qui pensait et travaillait encore pour le présent, pour les générations futures et pour la communauté. Un artiste rare. Un véritable monument de connaissance et d'humanité. Merci Philippe, c'est un enseignement.
C'est triste ce départ. Je ne le connaissais pas beaucoup mais j'admirais son acharnement, son intégrité. Il me semblait un peu fou mais très articulé et surtout très intelligent. Il va nous manquer dans les réunions, les assemblées, surtout en ces temps où tout devient de plus en plus... bourgeois! Ciao Philippe. En tout cas ton présent tu l'as vécu intensément.
Je t'aime Philippe, on se retrouvera, dis bonjour aux parents
Merci Céline pour tout le temps que tu as consacré à Philippe
Merci François pour tout le temps que tu as consacré à Philippe
Merci à vous deux pour l'avoir aimé et soigné
Lucie
Merci Philippe pour tes bon conseils et ton travail au Comité logement Ville-Marie (centre-sud).
Je m'ennuierai de tes courriels, de tes cartes de plastique comme oeuvres d'art accessibles et transportables au quotidien, de ton immense savoir, de ta générosité, de ta vision du monde et ta détermmination à vouloir l'améliorer, via de multiples chemins.
Tu vas me manquer incroyablement...ta manière de scruter les courants de cette société civile montréalaise à laquelle tu participais avec ce sens critique inlassable qui te caractérisait. Difficile de parler de toi au passé. Merci de m'avoir fait réfléchir sur les enjeux urbains que j'explorais jusqu'alors plutôt superficiellement.
je suis chanceuse de t'avoir connu.
soso
J'ai peu connu Philippe, ne l'ayant rencontré qu'à quelques occasions. Je garde de lui le souvenir d'un être d'une intelligence peu commune et d'une grande sensibilité d'artiste. Mes sympathies à la famille et aux proches.
Je n'ai jamais connu un homme avec autant d'envergure! Pour moi Philippe Côté c'est un immense pont Jacques Cartier encyclopédique tendu entre le passé et le futur. Philippe connaissait tout sur tout! Des anecdotes historiques pour expliquer, à qui voulait l'entendre, le pourquoi des choses. Des données écologiques, des théories d’aménagement urbain, un peu d’horticulture, d’art et d’économie… Avec tout cela, Philippe nous fabriquait un autre futur pour Montréal, plus beau, moins navrant que celui qui s’impose à nous par la force de l’inertie. Philippe Côté, c’est notre Elzéard Bouffier urbain. Comme l'Homme qui plantait des arbres, Philippe a planté des petites graines d'utopies dans la tête de plein de monde, discrètement, inlassablement. J'ai la conviction qu'un bon nombre ces petites graines germeront dans l’esprit de personnes capables de mettre en oeuvre les incroyables propositions de Philippe. Et nous reconnaîtrons bientôt les traces de Philippe, ici et là dans la ville, au fur et à mesure que les rêves de Philippe se réaliseront enfin. Salut Philippe! Merci Philippe!
Philippe sera exposé au Mémoria du 4231 boul. Saint-Laurent le jeudi 1er septembre de 15 h à 21 h (hommage à 19 h) et le vendredi 2 septembre de 12 h à 14 h. L'inhumation suivra au cimetière Côte-des-Neiges.
Philippe,
Me revoici, Patrice-Hans Perrier, une vieille connaissance qui t'aime beaucoup. Avec toi j'ai partagé de très beaux moments où nous avons pu échanger autour des enjeux qui nous passionnent et partager notre beau bagage de connaissances. Je conserve de toi la très grande ouverture d'esprit et les innombrables florilèges de clins d'oeil à la culture prise dans son sens large. Passant du journalisme à la communication d'entreprise pour le compte d'un organisme communautaire de premier plan, je vais tenté de mettre mes talents de communicateurs au service de l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens dans l'arrondissement Ville-Marie. En espérant que ce beau souffle qui animait nos échanges puisse m'aider à relever les nouveaux défis qui m'attendent et contribuer, à ma mesure, à la préservation des anciens quartiers populaires de cette arrondissement historique. Tes observations fines, tes innombrables rappels et ton énorme culture personnelle m'ont aidé à progresser et à développer mon sens critique. En espérant avoir le privilège d'accéder à une partie de tes archives, un jour, afin de pouvoir relayer ton travail méticuleux par le biais d'un essai ou deux qui rendraient justice à ta contribution. Je t'aime beaucoup et je suis avec toi quoi qu'il arrive. Je t'embrasse mon frère en urbanité !
Patrice-Hans XX
Salut Philippe,
Celui qui m'a accompagnée dans son quartier avec lequel il ne faisait qu'un, pendant les riches années passées à la Table pour l'aménagement du Centre-Sud.
Tu nous as sans cesse rappelé l'importance de conserver le patrimoine, de nous battre sur tous les fronts pour qu'il y ait moins de chars ( dans les rues, sur les ponts, dans les stationnements...) , d'intégrer l'art public à tout aménagement , tu rêvais d'une ville plus humaine, plus verte, plus belle, plus calme.
C'est en pensant à toi que nous continuerons à lutter pour que ce rêve devienne un peu plus réalité chaque jour
Noëlle
Anodin souvenir de se faire relever par le "Pinkerton" Philippe, évidemment en retard. J'ai dès lors admiré sa viscérale incapacité se soumettre à un horaire (vendre son temps) contre un simple salaire.
Tu étais agréablement et généreusement brillant Philippe. J'espère que tu as pu entrevoir, avant de partir, l'importance de ton passage dans nos vies. Merci. Et Merci Céline. Toute ma sympathie François.
salut
entre une patatinoire et une reliure ti-p(r)op
Nos pensées sont avec toi François... bon courage
de nous trois:
Georges-Aimé, Carole et Léonel
Philippe, tu as conservé le présent pour nous désormais conserve nous l'avenir...
Cher Philippe, ça fait plusieurs jours que j'essaie de t'écrire et que mes mots se noient. Et en même temps, toutes les images que j'ai en tête me font sourire et m'attendrissent. Bonne route bel ami. Je chérirai toujours ma petite carte en fourrure de loup.
Philippe,
Tu resteras toujours conservé dans le présent parmi nous à travers toutes ces traces de tous tes merveilleux projets que tu laisses derrière toi...
Ce fut vraiment un honneur de t'avoir connu.
Adieu et bon vayage. Godspeed
Merci, Céline pour tout l'amour que tu as offert à PC... jusqu'à son dernier souffle.
Philippe l'intarissable nous manquera beaucoup.
Autant qu'il m'a fait rire il y a longtemps au 259, aux Foufounes Électriques, dans les nombreux party lorsqu'il parlait, souvent enflammé et intarrissable sur l'art, l'utopie, l'histoire, avec de drôles d'idées, entremêlées et pas toujours faciles à suivre, autant il m'a épaté lorsqu'il s'est mis à militer pour protéger le patrimoine urbain et surtout défendre une autre vision de développement urbain, dans le Centre-Sud, à Pointe-Saint-Charles et ailleurs dans la ville. Visionnaire et lumineux, les convictions de Philippe étaient collées aux intérêts du tit-peuple, loin des visées des rapaces développeurs et politiciens sans envergure. Repose en paix camarade.
Je n'ai jamais connu un homme avec autant d'envergure! Pour moi Philippe Côté c'est un genre de pont Jacques Cartier, immense, encyclopédique, tendu entre le passé et le futur. Philippe connaissait plein d'anecdotes historiques pour expliquer, à qui voulait l'entendre , le pourquoi des choses. Mais Philippe savait faire mieux encore. Il avait la capacité de nous convaincre, grâce à son imaginaire utopique débordant, que toutes les choses laides et déprimantes à Montréal changeront un jour pour le mieux. En se sens Phillippe Côté aura été un genre d'Elzéard Bouffier urbain. Comme l'Homme qui plantait des arbres, il a planté des graines d'utopies dans la tête de plein de monde. J'ai la conviction qu'un jour c'est gens réaliserons les incroyables propositons de Philippe. Et nous reconnaîtront bientôt les traces de Phillippe ici et là, dans la ville, au fur et à mesure que les aménagements imaginés par Philippe se réaliseront. Merci Philippe!
Salut Philippe. Salut l'ami. Que de souvenirs que je garde en mémoire. Du 259, de mon passage comme journaliste dans le centre-sud et de ta participation dans mes vidéos, de OFF THE RECORD à L'enfermement en passant par Rien à ma gauche. De nos longues conversations. Je trouve très difficile que tu sois parti si tôt. Je suis plutôt nouée. Je chérirai ces souvenirs longtemps. Bon voyage.
Il y a de cela a peine plus de trente ans que nos orbites s'étaient croisées, pour se perdre et se croiser à nouveau. Maintenant, elles ne se croiseront plus. Dans le bric-à-brac qu'est devenue ma mémoire, je me rappelle deux choses de Philippe: la manière dont il roulait des cigarettes et l'habitude qu'il avait, en fin de party particulièrement arrosé, de démarrer une discussion sur le développement urbain... Salut l'ami.
Je voulais juste ajouter que je suis en ce moment dans la ville ultra-urbaine de Shanghai. J'observerai la ville avec les yeux de Philippe. Il serait content de voir tous ces amenagements qu'il pronait pour Montreal.
Un chic type notre cher Philippe.
Salut Philippe, 000112580, archive du présent!
Adieu l'ami. Mon coeur est enchaîné à ton souvenir.
Merci à Mohamed Lotfi d'avoir rendu cet enregistrement à tous disponible :
« Longtemps le hasard était sauvage. (…). La mathématique a domestiqué le hasard. Et c’est là qu’apparaissent les assurances et les caisses de retraite. (….). » Philippe Côté
Wow tous ces hommages. Moi aussi mon ami pour la vie et apres.
La SCP, les archives, le tampon, le 259 et les mots, les paroles, TES discours …à 17ans j’absorbais, aujourd’hui plus que jamais tout ceci fait du sens. Merci Philippe pour cet exemple d’intégrité.
Philippe, t'est parti trop tôt pour beaucoup d'entre nous.
Mais ce n'est que partie remise.
Bon voyage.
on a volé nos livres, on a volé nos perfecto (le tien à Denis Vanier ?), on a volé nos vies, pour leur emprunter des moments de parfaite concentration, et puis on disparaît dans la nature, histoire de ne pas se laisser rattraper, bon vol Philippe, en toute amitié
Justement je me demandais comment ça se fait que tu n'étais plus dans les parages. Quelle tristesse de recevoir cette nouvelle. Embêtant par boutt mais tellement attachant, quel personnage! Une sommité de l'urbanisme populaire (dans mon livre) qui nous échappe et qui nous manque déjà.
Au moins tu aura pu le bordel du transport qu'on se prépare allègrement pour les prochaines années. Nous les clouerons au pilori en ton honneur.
me souviens de cette soirée où je t'ai vu pour la première fois. Tu m'avais surpris par ta façon de parler, de ne jamais perdre le fil, tout ce savoir que tu déversais si simplement. Me souviens de ces soirées où tu parlais, tu parlais et je t'écoutais... me souviens de tes gestes aussi, de ton sourire, de tes yeux, tout ce qui restera vivant, finalement...
Loin des tintamarres,du trafic et des chars...
Ville Marie secroule..et toi tu pars en paix...
Bon voyage Philippe! Z.
Avec un peu de patience, nous nous retrouverons tous. En attendant, tu pourras constituer des archives des pays d'en-haut et nous les balancer de temps en temps via la noosphère! D'ailleurs, je te soupçonne d'avoir déjà tout cartographier le territoire... A bientôt, cher Philippe.
Welcome in your brand new existence as electronic n-tity! Neoism Now and Then!
Bonne route Philippe et n'oublie pas tes papiers et ta craie pour dessiner, sur le tableau noir de la bêtise, le souffle du coeur et la grandeur de ton humanitude.
Si peu connu. Comment expliquer l'émotion extrême qui m'étrangle? Sans doute tout cet espoir lié à la figure de celui qui savait déranger. Il touchait juste. Une rage à savoir que quelqu'un de cette trempe n'est plus là.
En pensée, le temps que je n'ai jamais su te donner.
Philippe était un doux révolutionnaire, jamais un mot plus haut que l'autre, mais qui ne lâchait jamais et dont l'arme principale était l'art et les archives. Il n'en avait que pour la ville, Ville-Marie, la ville et la voie, de Sainte-Marie à Saint-Henri, de l'Agora jusqu'à Turcot. Tout ces combats qui nous ont réunis avec Brisset puis Zovidé et que nous poursuivrons désormais en son nom.
Mon amoureux est parti à 16h30 le 25 août, à la main une valise de souvenirs que j'avais remplie avec soin, et en bandoulière une besace débordante des mots d'amour qu'il a reçus de vous.
Merci d'avoir été là pour lui et merci de le garder vivant dans votre mémoire.
Ciao Philippe! Je t'aime.
Tristesse de perdre un être si authentique et unique dont nous nous souviendrons...
Un petit mot pour toi Philippe, homme singulier si il en est un. Avec toi j'ai découvert de nouveaux horizons et un sens accru de la profondeur. Auteur d'une cartographie inspirante du savoir de la pensée qu'il nous sera difficile de parcourir sans toi, dans laquelle nous nous perdrons avec un plaisir immense pour longtemps encore. Tu restes avec moi....
Bon voyage Philippe, je t'imagine défrichant déjà la voie, le sourire aux lèvres, préparant le pow wow éternel pour ceux que tu aimes.
Cher Philippe, merci pour toute ton inspiration, merci pour avoir rendu le milieu moins terne avec tes oeuvres toujours fortes de sens, et de non-sens, davoir decloisonne lart au Quebec avant que ce mot ne soit dans toutes les bouches, merci de tout mon coeur, nos souvenirs sont vivants et vivaces. Je t
Merci Philippe pour ces regards complices et rieurs… et pour toutes ces conservations. Bravo pour ton engagement et toutes ces activités qui ont poussé l’art à ses limites et au-delà, dans l’oeuvre citoyenne. Nous retiendrons ta folie et ta personnalité qui nous sont si chères, mais aussi ton habilité hors norme à marier le rétroprojecteur, les babioles et le verbe. Nous conserverons toujours une place pour toi dans notre imaginaire.
«Avec nos pensées, nous créons le monde.» Bouddha
Toute la semaine je me suis demandée pourquoi Jack est parti si tôt, quand pourtant il avait tellement de choses à faire pour nous tous. Voici une deuxième triste nouvelle : le départ de Philipe Côté. Intelligent, fin, discret, mais, en même temps, d’un militantisme acharné pour la cause des démunis, pour la justice sociale, pour un environnement de vie humain, pour le respect de l’autrui; c’est ainsi que je l’ai connu. Il a été des premières heures de Projet Montréal et toujours prêt à s’impliquer dans les causes qui lui tenaient à cœur.
Finalement, pour apaiser ma tristesse, je me suis dit que les meilleurs partent en premier.
Au revoir Philipe !
Magda
Philippe, on n'aurait jamais pu t'inventer. On ne pourra non plus te remplacer. Mais on restera tellement inspirés! Les belles et grandes idées, les délires partagés, on les portera jusqu'au fleuve, par delà la voie ferrée et l'autoroute. Merci!
il n'y a pas que les personnes proches qui pensent à toi en souvenir de tes interventions autour de la roulotte où maintes fois tu as su assouvir notre curiosité volubile et généreux
bon voyage, beau loup libre et urbain xx
Cher Philippe fais un bon voyage.
on s'est pas vu souvent. mais il fut bon de discuter avec toi de l'archive et de ses dérives.
Main amie.
Cher Philippe,
Cher Philippe, le découvreur, le défricheur, le savant provocateur, la biblio mobile, le poète de l’anti-char, l’ouvroir de relectures inattendues, l’homme sans malice aucune, le philosophe, le classificateur, l’homme de liens naturels, l’hypertextuel d’avant la lettre, l’ami des ruines et fin tipopiste, tu m’as ouvert les yeux sur beaucoup de choses.
On va s’en souviendre, crois-moi.
Il sera toujours temps d’interpréter désormais ta fine pensée.
« La valeur des choses n'est pas dans la durée,
mais dans l'intensité où elles arrivent.
C'est pour cela qu'il existe des moments inoubliables, des choses inexplicables et des personnes incomparables. »
Fernando Pessoa
fare thee well, Philippe. You will always be present.
sheila
Philippe Côté était une présence généreuse. Homme de culture, de mémoire et de ville: Montréal. Philippe nous a quitté cet après-midi du 25 août 2011. Dans cet extrait sonore d'un reportage que j'avais réalisé pour Macadam tribus en 1997, Philippe parle de hasard et de mort! Écoutez: http://www.souverains.qc.ca/exsonore/hasard2.mp3
Trop vite, trop tôt. Alors que les infrastructures s’écroulent, tu nous quittes. Qu’est-ce que tu en aurais dit sur le paralume de l’autoroute Ville-Marie, des ponts à péage qu’on nous propose, des heures de pointe sans issue, des bixis commandités par l’Alcan et cie… Des barrages qui viendront eux aussi un jour à échéance. Et la station de pompage sous le pont Jacques-Cartier, qui est toujours là, malgré tout, comme si seul le pont lui-même pouvait l’écraser et la faire disparaître sous ses décombres… Je t’aimais bien, Philippe, tes livres et tes archives, tes boîtes de paperasse, tes pied-à-terre dans l’est, toujours dans l’est. Doyen du Centre-Sud, toute une vie à arpenter les sens uniques dans le sens contraire, à chercher le présent et à le conserver. Ne serait-ce qu’un bout de bouleau pour le transformer en étagère. Entre deux ponts, sur la voie d’accès, en attendant le prochain trolley, la prochaine guerre, le prochain conflit. Tu parlais souvent trop, je t’aurais écouté encore, de samedi soir en samedi soir, on était voisins urbains. Je m’en souviens. Ton frigo presque vide, ton cendrier. Repose en paix. L’été fini, l’automne s’en vient. Laisse-toi porter maintenant par le vent, par les feuilles, le soleil jaune, les longues nuits fraîches, les premiers flocons, le givre. Que te vaya bien, querido. Pensamos en vos.
Mon ami, guerrier pour l'imaginaire et la liberté,
si généreux et passionné
Merci d'avoir cru
Merci pour toutes ces réalisations cher Philippe,
tu m'inspire!
Élève toi maintenant ! comme l'aigle
Je t'aime
Niaut! xxx
et..
Merci Céline d'avoir si bien pris soin de lui...xx
(Photo; ASTA nov. 2007)
la vie est une saloperie Philippe, j'aurais tellement adoré débattre de la mathématique fractal avec un individu de ta trempe . Si la conscience collective est belle et bien réelle, tu y est en ce moment en train d'y faire du bien et de te faire du bien , même , d'ailleurs .
Bon voyage mon cher Philippe qui a su m'apprendre comment rire de tous ces ridicules qui s'obstinent à banaliser la vie et à l'enfouir sous le béton et dans la boucane des chars. Bon voyage à toi, véritable artiste sensé d'un réel en devenir, qui nous a laissé plein de tracés et d'indices pour rendre la nature à la vie et la vie à la nature.
Merci Philippe d'avoir été aussi intense et amoureux de la Vie !
un jour je t'ai surpris, t'étais en train d'astiquer les vitres du carrelage du puis de lumière dans le bunker du 259 (Ste-Catherine Est) . Par la suite il y a eu plusieurs moment de ma vie où j'airais dû te remercie pour cette leçon de modestie et de soucie du détail, Philippe .
'Étrange procès de pacification '.
Un grand artiste de l'urbanisme, amoureux fou de Montréal, vient de nous quitter. Par petites touches réparties ici et là, il aura laissé sa trace. Quand vous passerez devant la statue de Jean-Olivier Chénier, rue Saint-Denis, ayez toujours une pensée pour Philippe. Car c'est lui qui a sauvé cet espace public, dont les plans initiaux du CHUM prévoyaient la disparition. Merci, Philippe, de ton extraordinaire générosité. On se reverra de l'autre côté.
La lutte contre les projets ridicule du MTQ pour Notre-Dame ne sera plus pareil sans notre Philippe. Le mieux qu'on puisse faire c'est de tenir le fort, et œuvrer à un meilleur projet pour honorer ta mémoire.
Salut Philippe.
Je suis triste.
Me viens à l'esprit des paroles du Chant des partisans. Je ne sais pas si cela aurait plu à Philippe :
"Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place".
Je continuerai à utiliser ce que tu m'as offert.
Shanti, shanti, shanti.
bon voyage Philippe,
bon voyage, Phil
je suis bien triste, mais en même temps heureux de l'avoir rencontré.
Côté, ton oeuvre se poursuit, à travers toutes celles et tous ceux qui tu as connus, pour l'éternité. :..
Bonsoir
Philippe Côté nous a quitté cet après midi
25 AOÛT 2011
Je salue notre petit ami des ruines.
Une image à partager, tirée d'une performance de Philippe en 2001...
«Oui, j'ai sorti les drapeaux blancs, j'ai étendu du bardeau d'asphalte, j'ai dispersé du sable, j'ai dévoilé un char électrique obsolète, j'ai installé des fauteuils, dos à la rue, j'ai exposé in situ des vues inactuelles du lieu, je me suis fabriqué des chaussures avec des patates et du câblage téléphonique, debout j'ai parlé du sol et des nouvelles ruines.»
Extrait de «Entrevue avec Philippe Côté par Marie Désuétude -Étant donné la ruine du viaduc Berri et l'établissement de la bibliothèque, que faut-il prévoir de plus... qu'où donc ?», in ALICA, 3e impérial, 2001, p.42.
Cher Philippe,
Je pense toujours à toi et me souviens très bien de notre rencontre à Trois Rivières il y a maintenant 4 ans.
J'apprécie tellement toute la ténacité de ton regard bleu. Discètement et sous ton air de 'n pas y toucher', tu as tellement à coeur de faire avancer les causes qui te tiennent à coeur. Tu m'as appris beaucoup sur l'aménagement du territoire, les enjeux de transport... et c'est toi qui m'a présenté notre cher Pierre Brisset.
Prends soin de toi cher Philippe
Je te souhaite le calme et l'amour et je voudrais t'en envoyer ma petite part moi aussi (si ta blonde me permet !)
Je t'embrasse et je me permets de te prendre dans mes bras. T'as noté ? Je sens bon !
Avec Amour et Optimisme
Sophie
Par toi Philippe, la bonté est passée dans ma vie.
Bonjour Philippe,
Alors, plus de conversations impromptues, pleines d'informations actuelles, historiques, sociales et, au bout du compte, artistiques? J'ai gardé la photo d'enfant que nous avions prévu d'accrocher au mur extérieur du Pharmaprix qui a remplacé Warsaw, sur le boulevard St-Laurent, comme un hommage aux immigrants Polonais liés à ce commerce: on n'avait pas de clou! La vie est brève et l'oeuvre inachevée et on vient de perdre Georges Lévesque. La vie ne s'arrête pas: c'est bon signe. Merci Philippe. Adieu.
Philippe, 1987, se préparant à présenter une copie de Tonsure, de Marcel Duchamp.
Cher Philippe, cher ami des ruines...que de stimulantes discussions, que d'inspirantes dérives... et c'est pas fini !
J'apprends que t'es déjà parti pour explorer l'aut'bord des choses ...
En attendant de se rejoindre de l'aut'bord pour quelques célestes déambulations...les traces de tes explorations passées nous stimule à poursuivre le parcours...comme ils disent à Dakar : "On est ensemble" !
Merci pour ton infatiguable et inspirante action...
Je pense à toi
Luc
P.S. J'aurais quand même bien aimé trinquer avec toi une dernière fois avant la route...à la tienne !
Philippe, 1985, premiers instants de .(La Société de Conservation du Présent)
Philippe,
comment oublié ces interminables nuits de discussions qui déboulaient en discours, d'alcool, et de boucanne...la régie dont tu allégeais le poids de quelques bouteilles ou encore une librairie avec un livre en trop..que nous désirions tant sans en avoir les sous. Comment oublié le porte-parole que tu as été lorsque nous étions tous pris par autre chose...Merci l'ami au regard timide et tendre et le parrain si original que ma fille a eu l'occasion de connaître jusqu'à ses 28 ans maintenant. Je crois que ceci est un adieu car on ne croyait pas, ni toi ni moi aux au revoir de ce genre.
Bisou, Murielle
salut Philippe, mes tomates font durs parce que je les ai parties trop tard, alors on en achètera. Une bonne sandwich aux tomates avec du bon pain et du pain clown, quand tu voudras, pour toi et tous tes amies*
Mon ami pour toujours.
Salut Philippe,
Je suis très heureux d'avoir fait ta connaissance, près de 20 ans de chemins parallèles ayant toujours l'art et l'imagination au coeur de nos motivations. Le voyage ici est bien court. On dit que la prochaine station est éternelle, et puis qu'il y a plein de gens qui nous attendent. Soit en paix avec toi même et avec tes proches. We will meet again. Salut. Mathieu
Cher Philippe,
Tu représentes beaucoup pour moi, plusieurs époques de ma vie, depuis la Cour Saint-Denis, en cette fin des années 1970 ou début 1980, sa terrasse urbaine, son animation, ses débats d'intello et d'agitateurs culturels. Surtout, tu apparais toujours à mes yeux comme le créateur inspiré de cette Société de conservation du présent, formule atemporelle, immortelle, éternelle... qui n'a probablement jamais cessé d'inspirer ton action, et qui m'inspire encore, et dont tu restes et resteras la plus pure incarnation. Pense à moi, je pense à toi.
Chère Céline,
Je pense beaucoup à vous tous, à Philippe et à ses proches, à toi surtout qui vit ces moments intenses. Je te transmets ici un message pour Philippe de la part de l’équipe du 3e impérial. En espérant que ces quelques mots apporteront un peu de réconfort, surtout un élan d’amitié, de compassion et aussi de reconnaissance pour les moments que nous avons vécus avec Philippe depuis notre première rencontre en 1998.
Je t’envoie mes meilleures pensées,
Danyèle Alain
Cher Philippe,
C’est une journée magnifique du mois d’août, les arbres mûrissent leurs fruits et la lumière s’adoucit. Du haut du 3e étage de l’usine Impérial Tobacco, nous poursuivons notre quête de sens, nos chantiers d’art, reliant nos désirs à ceux des artistes qui se joignent à l’aventure et qui tissent avec nous, cette riche et éclectique toile qu’est le parcours du 3e impérial. Dans ce parcours, tu as laissé une trace indélébile et surtout tu as contribué à nourrir la vision collective… Merci à toi pour cette rare authenticité, pour ces positions hors champ qui nous ont exercé à voir et à agir autrement. Merci pour Tomba le verglas, merci pour ALICA, pour le forum Instants ruraux, le mémoire Faire, voir…, merci pour ton implication dans les luttes sociales, urbaines, rurales et rurbaines, pour ton assiduité à maintenir cette singulière mission d’éveil à la conservation du présent.
Nos meilleures pensées et notre amitié t’accompagnent.
Danyèle Alain, Yves Gendreau, Patrick Beaulieu, Cloé Alain-Gendreau, et tous les membres du 3e impérial.
Cher Philippe, merci d'avoir toujours si généreusement, passionnément et brillamment participé aux beaux échanges du comité GPAT. Tu nous manques... Je pense à toi. Amitiés et câlins. xx
roule Philippe, flotte Philippe, il n'y a plus de gravité.
cher Philippe...
depuis que tu n'es plus sur la place publique, un réseau d'informations a fondu,
je m'ennui de tout ce qui t'amine, de tout ce que tu tranmsettais si généreusement, si passionnément...bon voyage !
partout dans la maison j'aime, Philippe, les étagères que tu as bricolées "broutche-broutche" xx
Merci Philippe pour les belles discussions pendant les longues journées à l'Allée. Mes pensées sont avec toi et avec Céline. Léa
Thank you Philippe for teaching me about the complex and the incomprehensible. Love from Baltimore.
Je pense souvent à Philippe et dans ces situations on reste souvent sans voix. J'espère que tu as du support rapproché parce que ça doit pas être facile pour toi aussi qui vit ces moments intenses. Dans ton courriel, tu mentionnais que Philippe ne semble pas trop souffrir et qu'il est dans son monde. J'espère juste que son prochain univers sera rempli de documents à archiver pour tous les futurs possibles.
Cher Philippe, j'ai appris que tu n'allais pas bien. Je pense à toi parce que j'étais en train de nettoyer mon globe terrestre de 1972 que tu m'avais donné, avec encore l'U.R.S.S. dessus, des couleurs comme il ne s'en fait plus. Et j'aurais le goût de le mettre dans un petit berceau parce que, comme disait Mafalda, le monde, il est malade. Il connaît ça, la souffrance, le monde, et je voudrais qu'on puisse être bercés et tous unis dans la non-souffrance. Je revois aussi le petit cheval sur un bâton, cette belle antiquité que tu m'avais offerte. J'aime tout ce que tu m'as donné, c'est pas compliqué. T'es le meilleur parrain, un parrain spirituel, avec une belle voix.
Cher Philippe,
tu es un des êtres exceptionnels que j'ai connus. Merci d'avoir croisé ma route.
Cher Philippe,
Je pense souvent à toi et Céline. Tu apprivoises l'autre monde tranquillement.... celui que nous connaîtrons tous sans savoir le jour exact. J'espère que tous tes mots te parviennent et t'apaisent. Te connaître fut un privilège, une rencontre agréable baignée d'échanges dans la douceur qui te caractérise. "la pensée de l'éternité, voila qui console de la rapidité de la vie"
Nos pensées sont avec toi
Marie-Claude, Robert, Claude et Christian
Cher Philippe, cher ami, cher exceptionnel ami. Que de bons et parfois lointains souvenirs te rattachent à moi. Du plus libre des auditeurs libres que l'UQAM ait pu connaitre, quand j'y étais, au meilleur documentaliste auquel on pouvait se référer, jusqu'à tout récemment en matière d'urbanisme, chaque moment vécu avec toi, je les garde en mémoire avec fierté. Ta parole, ton rire, ton discours inépuisable, ni par la fatigue, ni par l'art de conclure auquel je pouvais recourir lorsque je voyais le jour se lever, tout reste marqué. Que l'on se soit revu après quelques années à s'être perdu de vue, toi dans la conservation des ruines, moi dans l'entretien de bâtiment, en terrain commun, montre que tout est demeuré égal entre nous, que nous parlions métaphysique ou de chantiers de construction. Je rêverai toujours d'une nuit à parler avec toi pour savoir comment on en est arrivé là. Tu me manques déjà.
Guy
Philippe,
Me revoici, Patrice-Hans Perrier, une vieille connaissance qui t'aime beaucoup.
Avec toi j'ai partagé de très beaux moments où nous avons pu échanger autour des enjeux qui nous passionnent et partager notre beau bagage de connaissances.
Je conserve de toi la très grande ouverture d'esprit et les innombrables florilèges de clins d'oeil à la culture prise dans son sens large.
Passant du journalisme à la communication d'entreprise pour le compte d'un organisme communautaire de premier plan, je vais tenté de mettre mes talents de communicateurs au service de l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens dans l'arrondissement Ville-Marie.
En espérant que ce beau souffle qui animait nos échanges puisse m'aider à relever les nouveaux défis qui m'attendent et contribuer, à ma mesure, à la préservation des anciens quartiers populaires de cette arrondissement historique.
Tes observations fines, tes innombrables rappels et ton énorme culture personnelle m'ont aidé à progresser et à développer mon sens critique.
En espérant avoir le privilège d'accéder à une partie de tes archives, un jour, afin de pouvoir relayer ton travail méticuleux par le biais d'un essai ou deux qui rendraient justice à ta contribution.
Je t'aime beaucoup et je suis avec toi quoi qu'il arrive.
Je t'embrasse mon frère en urbanité !
Patrice-Hans XX
Je pense a toi tous les jours. A chaque fois que je regarde l'horizon entre le ciel et la mer et surtout quand les merveilleux nuages sont la.
Bon voyage Philippe. X x x
je devais t'envoyer des images de cette rencontre...
en voici...
merci pour ton éclairage...
on en aura besoin pour demain...
merci pour tout...touchée en plein coeur...
suzanne j.
Cher Philippe, une forme de douceur existe dans ta façon d'interagir avec les autres... C'est un reflet de ton écoute patiente et attentionnée... Un bel exemple de vie humaine! Merci!
Philippe, mon cher Philippe,
Ici le professeur Tryphon Tournesol qui travaille ardemment à obtenir ton Prix Nobel de la paix 2011 pour l'ami des ruines 1959-3054.
Ton ami qui t'aime ben gros.
Pierre B.
Toute ma tendresse!
Je t'aime, Côté - on va s'occuper des archives - pense à toi.
cher philippe, cher philippe
tout avec toi
Comment dire... continuons le combat. Mercredi 7 septembre, table des Parcs Vivants. Rencontre citoyenne "La circulation dans le quartier Centre-Sud" à 19 h au Parc Marcelle-Barthe rue Wolfe entre Ontario et Robin.
cher Philippe,
je pense à toi.
puissent ton corps s'abandonner à la relaxation et ton esprit goûter la paix.
Sylvie